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Economie

Un projet de loi portant sur la réforme de la taxe professionnelle présenté le 8 juillet par la ministre Christine Lagarde

lundi 6 juillet 2009



 

Selon l’AFP, un projet de loi portant sur la réforme de la taxe professionnelle (TP) va être présenté le 8 juillet par la ministre Christine Lagarde, a annoncé le 3 juillet Albéric de Montgolfier, sénateur (UMP) d’Eure-et-Loir et membre de la commission chargée de la réforme de la TP.

L’entourage de la ministre a confirmé de son côté qu’une réunion avec les associations d’élus sur cette réforme, suivie d’une présentation publique de Mme Lagarde étaient prévues mercredi.

La veille se tiendra une séance de la "conférence des finances locales", qui réunit associations d’élus et représentants du gouvernement et est présidée par le député UMP Gilles Carrez, rapporteur général du Budget à l’Assemblée nationale, selon des sources concordantes.

Selon M. de Montgolfier, la commission prévoit pour trouver de nouvelles recettes avec un nouvel impôt "sur la valeur ajoutée des entreprises et non sur l’investissement comme c’est le cas aujourd’hui", "ainsi que la création d’une taxe environnementale sur le carbone."

Il a déclaré à la presse que la commission s’était fondée sur quelques principes pour réaliser cette réforme de la part de la taxe professionnelle assise sur les investissements productifs (80% de la TP).

"Il faut que la compensation financière pour les communes, intercommunalités, départements, régions soit intégrale", a insisté le président du conseil général d’Eure-et-Loir. Le gouvernement s’est engagé à cette compensation intégrale.

"Il faut maintenir un lien entre le territoire, les entreprises, et l’impôt et faire en sorte que les nouvelles recettes soient dynamiques et évolutives", selon M. de Montgolfier.

La préparation de la transition pour les collectivités aura lieu dès 2010 pour une mise en place définitive de la réforme en 2011, conformément au calendrier souhaité par le gouvernement, selon le sénateur.

Revue de presse du CIDEFE

lundi 15 juin 2009

Les présidents des 17 pôles de compétitivité mondiaux réclament à l’Etat un coup de pouce de 1 Md€ supplémentaires. C’est selon eux le montant des crédits publics nécessaires, en plus des 1,5 Md€ déjà programmés, pour permettre aux pôles de passer en phase d’industrialisation.

Selon eux les pôles de compétitivité mondiaux représentent 80 % des projets de recherche de l’ensemble des pôles. Depuis 2006, 1400 projets de recherche ont été lancés pour un montant de 5 Md€ d’investissements privés et publics. L’Apec estime pour sa part que la phase d’industrialisation devrait générer 140 000 emplois de cadres dans les cinq ans ainsi que 700 000 emplois indirects. Parmi les sources de financements supplémentaires possibles, les pôles mondiaux évoquent le fonds de collecte de l’impôt sur la fortune : 300 M€ pourraient aller vers les PME (Les Echos).

Lors de sa visite à Ham, le Président Claude Gewerc a rencotré un industriel de premier plan, qui investit dans l'outil de travail. Di dessous, nous sommes devant une découpeuse au laser, outil ultra performant.










































Francis Orier, le chef d'entreprise nous avis fait par de son souhait d'investir dans une nouvelle presse, plus moderne et qui lui permettrai de réduire ses cout de production , en particuliers sur le plan énéergituque.
C'est chose faite, cette nouvelle machine est arrivée cette semaine chez Soptal à Ham



Voici le texte de mon intervention prononcée ce matin au sujet du Canal Seine Nord Europe


Monsieur le Président,

Monsieur le Président du CESR,

Mesdames et Messieurs les Conseillers Régionaux,

Mesdames et Messieurs,

 

Le projet de Canal Seine Nord Europe est un projet d’infrastructure d’envergure européenne et nationale et à ce titre, il représente une des alternatives nécessaires au transport routier pour les moyennes et longues distances.

 

Je pourrais reprendre ainsi la déclaration du premier vice président Daniel Beurdeley, mais je pense qu’il sait ce qu’il a dire sans pour autant être en contradiction avec notre positionnement politique.

 

Tout a été dit sur ce projet, des vérités, des contre vérités, des lapalissades, des inepties, vraiment tout et n’importe quoi.

 

Ce projet a fait l’objet d’une véritable concertation entre les populations concernées, les élus des territoires et cela depuis le lancement du début de l’étude. Comme nombre d’entre vous, comme élu local, j’ai eu à me prononcer sur le choix du tracé définitif, c'est-à-dire choisir entre Noyon – Nesle – Péronne et Noyon – Chauny – St Quentin, voir aussi d’autres propositions et nous étions au début du troisième millénaire, donc nous n’avons pas découvert ce projet il y a simplement quelques mois, voir quelques années, bien avant 2004 nous étions déjà concernés ;

 

Aucune remarque n’a été faite par la population picarde, sinon à la marge, sur ce projet, j’ajouterai même des élus des régions voisines se sont prononcés pour ce projet, et que nous avons pour notre part mis en place une concertation avec nos collègues communistes et progressistes des régions voisines.

 

Le projet technique final est bouclé, il traversera, et c’est la déclaration d’Utilité Publique qui l’inscrit, les plaines du Santerre Vermandois de part en part, un des secteurs agricoles les plus riches de France, tout comme l’Autoroute A1 en son temps, ou encore la ligne TGV Paris Lille Londres. Ce sont encore des centaines d’hectares qui vont être enlevés au monde agricole, c’est un des premiers inconvénients.

 

Il est vrai que ce secteur est habitué aux aléas de l’histoire depuis la bataille de Tertry qui opposât les Austrasiens aux Neustriens en 697 et qui marqua la création du royaume carolingien, les Anglais, les Bourguignons, les Espagnols, les Prussiens, et autres envahisseurs guerriers sont passés par ce petit coin de Picardie,  et maintenant nous avons les hordes de Scania, Renault, Volvo et autre Mercédès qui parcourent notre territoire, nos routes et nos autoroutes.

 

Ce projet va aussi défigurer une partie de notre patrimoine naturel, et en particulier en traversant la vallée de la Somme dans sa partie la plus riche avec ses étangs, ses méandres, ses parcours de pêche, ses sentiers de randonnées, c’est encore un inconvénient.

 

Ce projet ne réduira qu’en faible partie les problèmes de pollution du au transport routier des marchandises, et n’enlèvera que peu de trafic sur l’axe Nord Sud, c’est aussi une autre vérité.

 

Mais aujourd’hui, nous, élus régionaux qui réfléchissons au Schéma d’Aménagement Durable du Territoire à l’échelle des 20 prochaines années, devons nous encore une fois rester chez nous à voir les choses se faire, devons nous être des « passifs » subissant les vicissitudes du temps qui passe ou devons nous être des acteurs de notre avenir.

 

Voilà sur le plan technique, notre réflexion, et ce n’est pas la DUP qui règle les problèmes.

 

Rien n’est réglé, tout commence et nous devons, ensemble construire cet ouvrage pour les générations futures.

 

Nous partageons complètement l’analyse du Président de Région sur la gouvernance, sur la non indexation de notre participation et sur les conditions de contractualisation.

 

Et nous constatons une nouvelle fois un véritable désengagement de l’Etat qui devrait être le principal financeur d’une telle infrastructure, mais au niveau des transferts, l’Etat UMP nous a habitués à nous transférer les financements de sa politique.

 

Nous regrettons aussi la faiblesse d’intervention de l’Europe sur un tel projet qui était promis à hauteur de 20 %.

 

Nous demandons, nous exigeons que la participation des collectivités territoriales tienne compte des retombées économiques prévisibles, de l’intérêt du développement des plates formes portuaires de Gennevilliers et de Dourges.

 

Nous demandons et exigeons que la participation du Conseil Régional de Picardie soit calculée en fonction aussi de son potentiel fiscal et de ses efforts actuels sur le plan de la fiscalité.

 

Nous demandons et exigeons de l’Etat qu’il fasse son affaire de la participation de l’ensemble des départements qu’ils soient picards, franciliens ou nordistes. Quelle est donc la participation du 92, le département le plus riche de France, celui qui était géré par Pasqua – Sarkozy ?

 

Malgré ces questions sans réponses, malgré le lobbying de VNF qui vend du vent aux élus territoriaux au coût d’études onéreuses, de réunions de concertation qui ont toujours occulté le financement qui sera demandé aux communautés de communes aussi bien en direct que sur leur enveloppe territoriale.

 

Oui, avec toutes ses remarques et réserves, nous sommes en accord avec la délibération qui nous est proposée aujourd’hui.

 

Nous sommes déjà au travail sur le terrain pour faire d’un problème un atout pour un territoire, pour faire que le développement de l’Est de la Somme ne soit pas un vain mot car c’est un pays qui est gravement touché aujourd’hui par la crise, avec un taux de chômage hors norme, un taux de sortie sans qualification du système scolaire le plus haut de notre pays.

 

Nous sommes déjà au travail pour que les plates formes portuaires soient effectivement un atout économique.

 

Nous sommes déjà au travail pour que les offres de formations  sur le territoire soient les plus pertinentes et les plus avantageuses pour une création de richesse au service de la population.

 

Nous sommes déjà au travail pour faire du pont canal de la Haute Somme, un atout touristique majeur sur notre territoire.

 

Nous n’avons jamais eu la prétention d’être les seuls, mais ce qui est sur dans ce projet, c’est qu’il y a toujours beaucoup de « diseux » mais très peu de « faiseux ».

 

Une dernière question : l’Etat tiendra t-il ses engagements ? Cela reste à prouver.

 

Notre position volontariste est pour nous notre façon de « réinventer ensemble la Picardie ».

Monsieur le Président,

Monsieur le Président du CESR,

Mesdames et Messieurs les Conseillers Régionaux,

Mesdames et Messieurs,

 

Le projet de Canal Seine Nord Europe est un projet d'infrastructure d'envergure européenne et nationale et à ce titre, il représente une des alternatives nécessaires au transport routier pour les moyennes et longues distances.

 

Chacun reconnaît les nombreux atouts des transports de marchandises par voie d'eau sur lesquels je reviens très rapidement :

 

            v Atout environnemental puisqu'ils génèrent de faibles émissions de CO2 et présentent une consommation énergétique par tonne-kilomètre 4 fois moindre que la route et une pollution sonore très faible par rapport à la route et aussi au rail,

 

            v Faible coût, ce qui n'est pas négligeable en ces périodes de forte augmentation des prix du pétrole,

 

            v Désengorgement routier, non négligeable pour une Région comme la Picardie traversée par des axes routiers nord sud surchargés,

 

            v Grande fiabilité dans les délais d'acheminement (99,5% des convois sont à l'heure),

 

            v Renforcement du développement économique des territoires et création d'emplois non dé localisables, car pour la Région Picardie, comme pour sa voisine du Nord Pas de Calais, tout l'enjeu est de ne pas regarder les péniches passer.

 

Dans un souci de maillage du territoire, l'implantation envisagée de ces plates-formes tri modales ouvertes à des activités industrielles et des centres logistiques, va permettre de développer l'économie et l'intermodalité. La fiabilité des délais d'acheminement et la sécurité du transport des marchandises par voie fluviale, dans la logique actuelle du juste à temps, suscitent l'intérêt des entreprises qui, de plus en plus conscientes des enjeux environnementaux, cherchent à s'implanter sur ces plates-formes multimodales.

 

Le maillage permet de répondre à l'intérêt des entreprises et de limiter le dernier tronçon routier à parcourir au maximum à 30 km, ceci pour des raisons de coût, de temps, de flexibilité et de réductions des nuisances engendrées par les poids lourds qui représentent de plus en plus un problème majeur pour bon nombre d'habitants.

 

Je l'ai dit, ce projet est loin d'être un projet uniquement français, c'est un projet de dimension européenne. La Belgique, l'Allemagne et les Pays Bas sont très concernés par les enjeux environnementaux et économiques sous-tendus par ce projet.

 

La participation de l'Europe à la hauteur de 340 M€ sur les
4,2 milliards d'€ estimés aujourd'hui de coût total apparaît bien faible au regard des annonces faites par l'Europe de financer à hauteur
de 20 %.

 

Sur les deux milliards de financement public, il est prévu qu'1 milliard d'€ soit apporté par l'Etat, l'autre milliard étant demandé par l'Etat aux collectivités territoriales, donc aux régions et aux départements.

 

Dans ce cadre où l'Etat et l'Europe ont pourtant à assumer les premiers rôles en terme de financement, j'estime, aux conditions fixées par notre projet de délibération, que les Régions Picardie, Nord Pas de Calais et Ile de France, ont à prendre leur place au niveau qui est le leur, notamment au regard de leurs budgets de plus en plus contraints pour faire vivre un projet dans une perspective de développement de l'attractivité régionale et de création d'emplois.

 

Je rappelle que du fait de l'incapacité de l'Etat Français à financer de telles infrastructures, la concrétisation du projet dépendra de l'intérêt que lui trouveront les investisseurs privés dans le cadre du Partenariat Public Privé.

 

En conclusion, la mise en œuvre du Canal Seine Nord Europe et, plus largement, du transfert modal vers la voie d'eau reste conditionnée par plusieurs éléments :

- une participation plus importante de l'Europe, parce que cette infrastructure va participer au développement économique de l'Europe du Nord Ouest,

- l'abandon définitif du projet visant à porter à 44 tonnes le capital roulant autorisé des véhicules routiers,

- l'association par l'Etat des Régions et des Départements à la mise en place de la taxe poids lourds prévue dans la loi Grenelle pour 2011, taxe qui devra se conformer à la Directive Eurovignette, donc participé au financement de cette infrastructure,

- le soutien à une politique de promotion et de formation des métiers de la batellerie qui subissent une désaffection importante,

- le soutien accru aux bénéfices des avancées technologiques pour le domaine fluvial,

- l'expression claire de choix cohérents en matière de stratégie logistique pour la Région et ses territoires, avec une nécessaire vision interrégionale avec le Nord Pas de Calais et le grand Bassin Parisien, et, de ce point de vue, le SRIT nous y aidera,

- des investissements sur le réseau existant des voies navigables et la plate-forme de Longueil-Sainte-Marie.

Je vous remercie de votre attention.

Voici, ci après, le protocole d'intention que nous soumettons aux élus régionaux vendredi 10 octobre :

PROTOCOLE D’INTENTION

 

Préalable à la réalisation du canal à grand gabarit Seine-Nord Europe

 

 

Entre : 

L’Etat, représenté par le Ministre d’Etat, Ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du Territoire, et le secrétaire d’Etat chargé des Transports,

 

Le Conseil régional de Haute-Normandie, représenté par son président, 

Le Conseil régional d’Ile de France, représenté par son président,

 

Le Conseil régional du Nord – Pas de Calais, représenté par son président, 

Le Conseil régional de Picardie, représenté par son président,

 

Voies Navigables de France (VNF), représenté par son président, 

 

Préambule

 

En application des conclusions du Grenelle Environnement, le Gouvernement a décidé la mise en œuvre d’une politique de transports durables pour les marchandises, avec la volonté de développer la part du transport non routier de fret.
 

Le projet de canal à grand gabarit Seine-Nord-Europe (ci-après désigné SNE) participe pleinement à cette politique. Il prévoit la construction entre Compiègne (Oise) et Aubencheul-au-Bac (Nord), de 106 km d’infrastructure nouvelle au gabarit de classe VB, accessible aux unités fluviales de 4400 tonnes. Le projet intègre la construction de quatre plates-formes d’activités multimodales en bord de canal, d’une emprise globale de 360 hectares, sur les secteurs de Noyon, de Nesle, de Péronne, et de Marquion.

 

Le projet a été déclaré d’utilité publique par décret du 11 septembre 2008. La déclaration d’utilité publique (DUP) fait suite à l’approbation de l’avant-projet sommaire (APS) par décision ministérielle du 20 novembre 2006 et à l’enquête préalable à la déclaration d’utilité publique qui s’est tenue du 15 janvier au 15 mars 2007.

 

SNE constitue la partie française du projet de liaison fluviale internationale Seine-Escaut, projet prioritaire des réseaux transeuropéens de transport de l’Union européenne. A ce titre, il bénéficie d’une décision de principe d’attribution d’un financement par l’Union européenne sur la période 2007-2013 à hauteur de 333 millions d’euros.

 

La déclaration commune signée le 20 juillet 2007 par la France et les régions belges de Flandre et Wallonie, prévoit la contribution au financement du projet SNE au moyen de l’institution d’un sur-péage harmonisé sur l’ensemble du réseau Seine-Escaut (de Conflans-Sainte Honorine à Gand).

 

La mise en service du canal permettre :

 

  • de désenclaver les bassins de la Seine et de l’Oise et de relier ceux-ci au réseau européen de grand gabarit, soit un réseau d’environ 20.000 km de voies navigables ;
     
  • de développer une offre fluviale à grand gabarit élargie à l’échelle européenne ;

       d’accroître la desserte fluviale des grands ports maritimes français et de renforcer leur        hinterland ;

 

  • de développer la desserte massifiée des territoires sur les grands corridors de transport et notamment sur le corridor Nord, qui compte parmi les plus saturés d’Europe ;
     
  • de renforcer l’attractivité et la compétitivité des territoires traversés et desservis, par l’amélioration de leur accessibilité et le développement d’activités créatrices d’emplois ;

 

  • de favoriser l’implantation et le développement d’activités logistiques et industrielles notamment par la création de plates-formes multimodales le long du canal et de favoriser ainsi l’installation de ces activités sur le territoire national :
     
  • d’apporter en conséquence de nouvelles ressources aux collectivités territoriales concernées ;

 

  • de favoriser la multimodalité et de contribuer au rééquilibrage des modes de transport au profit des modes alternatifs à la route ;
     
  • de participer aux objectifs de développement durable et de protection de l’environnement en évitant d’importants rejets de dioxyde de carbone.

 

Le projet de loi de programme relatif à la mise en œuvre du Grenelle Environnement a précisé que le canal à grand gabarit SNE, qui permettra le report vers la voie d’eau de 4,5 milliards de tonnes-kilomètres par an, soit l’économie de 250.000 tonnes de dioxyde de carbone par an, sera lancé. Ce programme, présentant un coût de l’ordre de 4 milliards d’euros, sera cofinancé dans le cadre d’un contrat de partenariat public-privé, par l’Union européenne, les collectivités territoriales et l’Etat, sur la période 2009-2020. 

Le projet a reçu le 13 octobre 2006 un avis favorable de la Mission d’appui aux partenariats public-privé confirmant la pertinence du recours au contrat de partenariat compte tenu de la complexité du projet, du potentiel d’optimisation de ce type de montage et de l’accélération du calendrier de réalisation.
 

Il est convenu ce qui suit :

 

Article 1 

Le canal à grand gabarit SNE sera réalisé sous la forme d’un contrat de partenariat public-privé, sous la conduite de Voies navigables de France (VNF). Le contrat de partenariat portera sur le financement, la conception, la construction, l’exploitation, la maintenance et la régénération du futur canal. Il portera également sur la construction de l’infrastructure des quatre plates-formes multimodales du Noyonnais, de Nesle, de Péronne - Haute-Picardie et de Cambrai-Marquion. (murs de quais, terrassements).

 

L’aménagement et la réalisation des raccordements routiers et ferroviaires des plates-formes, ainsi que l’exploitation de celles-ci, ne sont pas inclus dans le périmètre du contrat de partenariat, et feront l’objet de contrats distincts.

 

Article 2 

Le coût d’investissement du projet global est estimé à 3,172 milliards d’euros aux conditions économiques de juillet 2005. Sur la base d’une réalisation prévisionnelle de 2011 à 2015, ce coût d’investissement est évalué à 4,2 milliards d’euros courants hors taxes.

 

Ce montant ne comprend pas les coûts d’aménagement et de raccordement des quatre plates-formes multimodales. 

Ce montant est susceptible d’évoluer pour intégrer les mesures complémentaires décidées à la suite des phases ultérieures d’études et de concertation.

 

Article 3

 

Le projet sera financé sous la forme d’un contrat de partenariat public-privé. Les partenaires privés pourraient contribuer à hauteur de 2,1 milliards d’euros, apportés par l’Etat sous forme de loyers. 

La contribution de l’Union européenne est attendue à hauteur de 333 millions d’euros.

 

Les financements publics nécessaires au projet, estimés à 1,8 milliards d’euros, seront apportés sous la forme d’une contribution initiale partagée à part égale entre l’Etat et l’ensemble des collectivités territoriales associées au projet. 

Les parties signataires feront leurs meilleurs efforts pour obtenir un engagement des départements concernés.

 

La répartition de la participation entre les collectivités territoriales tiendra compte des avantages socio-économiques apportés par le projet à chacune d’entre elles et des capacités contributives de celles-ci. 

Le versement au cocontractant des dépenses et loyers d’exploitation, d’entretien et de renouvellement, sera pris en charge par VNF.

 

Article 4

 

Les signataires partagent l’objectif d’une publication de l’avis d’appel à la concurrence pour le contrat de partenariat avant le 1er septembre 2009.

 

Article 5

 

Les signataires du présent protocole poursuivront leurs discussions en vue de parvenir à la signature d’un accord de financement  explicitant les modalités précises de leur participation à l’ensemble du projet, et en particulier au futur contrat de partenariat, afin de permettre le lancement de la consultation des entreprises candidates au contrat de partenariat ; cet accord prendra la forme :

 

  • d’un protocole de financement, à conclure avant le 1er juillet 2009 entre l’ensemble des cofinanceurs, précisant notamment :

-          les modalités de participation des partenaires au financement du projet SNE,

-          les modalités de participation des collectivités concernées à la procédure de contrat de partenariat,

-          toute autre disposition convenue dans le cadre des discussions en cours.

 

  • puis d’une convention de financement définitive entre l’Etat, les Régions et les autres collectivités début 2011, qui arrêtera les participations définitives des signataires, après la remise de l’offre finale du candidat retenu et selon les principes du présent protocole. Les parties feront leurs meilleurs efforts pour signer la convention de financement dès que sera intervenue la désignation de l’attributaire pressenti. En tout état de cause, sa signature sera préalable à celle du contrat de partenariat entre VNF et le cocontractant.

 

Article 6

 

Les quatre plates-formes multimodales liées au projet seront développées dans un cadre distinct de celui du contrat de partenariat en associant l’Etat, les collectivités territoriales concernées et des partenaires privés. Les modalités de participation de chacune des parties au développement de ces plates-formes feront l’objet d’un protocole spécifique.

 

Article 7

 

Les signataires confirment leur attachement à la poursuite de la mise au point du projet en concertation avec les acteurs locaux afin d’insérer au mieux les infrastructures dans les territoires et de limiter au maximum leur impact sur l’environnement humain, écologique et économique.

 

Article 8

 

Les comités de concertation avec les acteurs locaux – comité de pilotage et comité consultatif – sont co-présidés par le préfet coordonnateur, représentant l’Etat, et un président de collectivité territoriale associée au projet, désigné par ses pairs. Les deux co-présidents fixeront ensemble les membres de ce comité de pilotage.

 

Article 9

 

En conséquence des points précédents, les signataires s’engagent à faire leurs meilleurs efforts pour que les travaux de réalisation débutent avant la fin de l’année 2011.

 

 

et nous poursuivons notre travail, car il y a des diseux et des faiseux

Je me permet de mettre en ligne une analyse effectuée par le Conseil Régional de Picardie et qui sera sousmis au vote des élus ce vendredi 10 octobre :

" Le projet Seine-Nord Europe a pour objectif de relier en 2015, par une voie fluviale à grand gabarit, le bassin parisien et le Nord-Pas-de-Calais ; il constitue le maillon français manquant du projet de liaison fluviale Seine-Escaut mettant en relation le bassin de la Seine et le système fluvial du nord-ouest de l’Europe. Les grands ports maritimes de Rouen, Le Havre, Dunkerque, Zeebrugge, Anvers et Rotterdam seraient ainsi reliés.

D’une longueur de 106 km, depuis Janville (au nord de Compiègne) jusqu’au canal Dunkerque-Escaut (à l’est d’Arleux) il traversera les départements de l’Oise, de la Somme, du Pas-de-Calais et du Nord (Cf. annexes 1 et 2). Le canal Seine-Nord-Europe sera une liaison fluviale à grand gabarit permettant la circulation de convois allant jusqu’à 4400 tonnes (contre 700 maximum aujourd’hui). Il aura une largeur de 54 mètres, pour une hauteur d’eau de 4,5 mètres et une hauteur libre sous les ponts de 7 mètres. Il comportera 7 écluses d’un dénivelé maximum de 30m et un pont canal de 1,3 km au niveau de Péronne.

1.       Le Canal Seine Nord Europe : point sur l’état d’avancement du projet

1.1.             La déclaration d’utilité publique

 

Le secrétaire d’Etat aux transports, Dominique Bussereau, a déclaré d’utilité publique et urgents les travaux nécessaires à la réalisation du canal à grand gabarit Seine-Nord Europe et de ses aménagements connexes, le 11 septembre 2008.

 

Suite à ce décret, un protocole d’intention préalable à la réalisation du canal à grand gabarit Seine Nord Europe a été envoyé le 12 septembre 2008 (Cf. annexe 3) aux différents partenaires (Conseil Régional de Haute-Normandie, Conseil Régional d’Ile de France, Conseil Régional du Nord-Pas-de-Calais, Conseil Régional de Picardie et Voies navigables de France) afin d’aboutir à un accord sur les modalités de réalisation de ce projet et à sa mise en service pour Juin 2015.

 

1.2.             Planning prévisionnel des étapes à venir :
Le planning prévisionnel des étapes à venir est le suivant :

§         Novembre 2008 : lancement de l’Avis d’Appel Public à la Concurrence (AAPC) avant la fin 2008, pour la Procédure de Partenariat Public Privé (PPP).

§         Novembre 2008 à Mai 2011 : Phase de dialogue compétitif aboutissant à la signature du contrat de partenariat

§         Septembre 2008 à Décembre 2009 : Diagnostics archéologiques

§         Juin 2009 à Mars 2011 : Fouilles archéologiques

§         A partir d’octobre 2009 : Acquisition des terrains

§         Octobre 2009 à octobre 2010 : Procédures d’autorisation au titre de la Loi sur l’Eau

§         Septembre 2010 à Avril 2011 : Travaux préparatoires

§         Mai 2011 à Mai 2015 : Travaux de construction

§         Juin 2015 : Mise en service du Canal Seine Nord Europe

2. Les grands axes du projet : Le Financement, les plates-formes multimodales, le partenariat Public-Privé

2.1.             Le Financement

Suite à la dernière réunion du comité territorial, le 10 juillet 2008, présidé par Mr le Préfet Comet et en présence de Mr le Président Gewerc, il a été présenté que le coût du Canal s’élèverait à 4 milliards d’euros, dont 1 milliard à la charge des collectivités.

 

Au coût de la construction du Canal viennent  s’ajouter le coût des plates-formes (200M€), de leurs raccordements ferroviaire et routier (150M€) et de l’aménagement et viabilisation des plates-formes (160M€) ainsi que le coût des acquisitions foncières (non chiffrés au moment présent).

 

Les modalités de financement ne sont pas encore clairement définies, et le protocole préalable à la réalisation du canal permettrait d’engager de manière officielle les partenaires dans cette démarche.

 

2.2.             Les plates-formes multimodales

           

La réalisation de quatre plates-formes multimodales est l’une des opérations qui sera menée en parallèle de la construction du Canal Seine-Nord Europe. Porteuses de valeur ajoutée, leur vocation est d’offrir à la fois des services de transports multimodaux (navettes fluviales régulières à destination des ports maritimes, navettes ferroviaires…) et des espaces d’implantation pour l’industrie ou les activités logistiques.

 

Les travaux nécessaires à la réalisation des plates-formes d’activités du Noyonnais, de Nesle, de Péronne - Haute-Picardie et de Cambrai-Marquion ont été déclarés d’utilité publique et urgents par le décret du 11 septembre 2008. Cependant, un certain nombre de points reste à éclaircir quant au financement de ces plates-formes et de leurs raccordements, puisque ces aménagements ne sont pas intégrés dans le partenariat public-privé.

 

2.3.             Le Partenariat Public-Privé

 

Par lettre de mission du 21 novembre 2005, le Ministre des transports avait demandé à VNF « d’engager les études nécessaires à l’évaluation préalable sur les conditions d’éligibilité à un contrat de partenariat public-privé, et notamment d’étudier la possibilité d’inclure dans le périmètre d’un tel contrat le développement des activités annexes susceptibles de contribuer à l’augmentation du trafic, à l’implantation durable des entreprises et à la création d’emplois sur les territoires desservis et d’apporter ainsi un complément de financement au projet ». Cette évaluation a permis à la Mission d’appui à la réalisation des contrats de Partenariat Public-Privé, d’émettre le 13 octobre 2006, un avis favorable au choix du contrat de partenariat public-privé. La phase de dialogue compétitif (phase durant laquelle les opérateurs privés et la personne publique optimisent le projet pour aboutir à la solution la plus adaptée, dans des conditions de risque maîtrisées.) devrait donc se dérouler de novembre 2008 à mai 2011 et ainsi aboutir à la signature du contrat de partenariat.

 

3.       Le Protocole préalable à la réalisation du canal à grand gabarit Seine Nord Europe

 

Le protocole d’intention préalable à la réalisation du canal à grand gabarit Seine-Nord Europe permet de fixer un cadre aux discussions sur les financements, sur le contrat de partenariat public-privé, sur la réalisation des plates-formes multimodales … Il a été envoyé par l’Etat aux différentes régions (Haute-Normandie, Ile-de-France, Nord-Pas-de-Calais, Picardie) et VNF pour commentaires, afin d’aboutir à une version définitive signée par les différentes parties."


Voilà le début d'un vrai document, le seul et le premier , qui met sur le papier la réalité de l'intention du Conseil de Picardie d'accompagner ce projet. De nombreux articles de presse sont actuellement publiés, des élus interviennent, mais aucun ne parle concrétement de financement.

 

Liaison fluviale Seine – Nord : le Oui si… des Présidents des régions
Île de France, Picardie, Nord – Pas de Calais.

 

À l’invitation du Ministre d’État Jean-Louis Borloo, les Présidents des trois régions Île de France, Picardie, Nord – Pas de Calais ont participé à une réunion de travail consacrée à la réalisation du Canal Seine – Nord.

 

À tour de rôle, MM. Jean-Paul Huchon, Claude Gewerc, Daniel Percheron ont clairement indiqué au Ministre des transports qu’ils considèrent cette grande infrastructure fluviale nécessaire au développement économique de l’Europe du Nord-Ouest et à la lutte contre le changement climatique.

 

Les Présidents des régions, compte tenu de l’importance des concours financiers qu’ils sont prêts à engager au nom de leurs collectivités (plusieurs centaines de millions d’euros) ont attiré l’attention du Ministre d’État sur les récents propos de plusieurs membres du Gouvernement, dont le Premier Ministre lui-même, mettant gravement en cause la gestion de toutes les régions dirigées par des majorités de gauche. Faire le procès des régions ou leur tendre la sébile, M. Fillon doit choisir, ont-ils insisté.

 

MM. Huchon, Gewerc et Percheron ont également regretté la faible participation de l’État et de l’Europe à ce grand projet structurant, d’intérêt national et de rayonnement européen. Ils ont demandé au ministre de prendre langue avec les responsables au niveau national, européens, les départements concernés et de possibles partenaires privés.

 

Après un échange approfondi, la base d’un  dialogue entre le Gouvernement et les régions a été précisée : faire de Seine – Nord un grand projet partagé entre l’État, les collectivités locales et certains grands acteurs économiques ; mettre en place dès septembre prochain un co-pilotage effectif de la mise en œuvre du Canal Seine – Nord et de son accompagnement multimodal.

 

Pour les trois Présidents de régions, la liaison Seine – Nord est une chance de développement et une nécessité de multimodalité. Il appartient au Gouvernement de réunir toutes les conditions et tous les moyens de sa réalisation.

 

Les élus du  groupe communiste et progressiste de la région Picardie  soutiennent  sans réserve les salariés de Goodyear-Amiens en lutte  pour leurs revendications et condamnent  dans le même temps la modernisation du contrat de travail imposé par Xavier Bertrand et Nicolas Sarkozy.

Cette casse du code du travail renforce la précarité des contrats et libère les mains des patrons voyous.

A Amiens, ce chantage à l’emploi renforcé par une volonté de fermeture de l’usine à l’appui est proprement scandaleux.

La direction a d’abord essayé de passer en force avec la signature d’un accord minoritaire pour imposer le travail en 4X8 aux salariés qui n’en veulent pas.

Devant leur détermination, le gouvernement  Sarkozy a envoyé les forces de l’ordre contre les salariés en lutte.

Nous sommes indignés !

Ce coup de force est  une honte pour la démocratie, pour notre pays.

Au même moment au cœur de l’été, dans la logique ‘ il faut travailler plus pour gagner plus’ l’assemblée, de nuit, au mépris des partenaires sociaux  a violé l’accord majoritaire mis au point entre la CGT, la CFDT, le MEDEF et la CGPME sur la rénovation des règles de représentativité professionnelle et démolit  plusieurs décennies de législation sur la durée du travail, remettant en cause les 35h.

Mépris, insultes,  forces de l’ordre à l’encontre de ces grévistes, de  ces nantis, ces hommes et femmes qui gagnent le  SMIC en travaillant durement finissent  leur  vie avec des maladies professionnellse : voilà la  méthode Sarkozy, alors que  dans le même temps 15 milliards d’euros de bouclier fiscal sont offerts aux plus riches de ce pays ; 15 milliards qui seraient bien utiles aux salaires, aux investissements productifs, sans oublier les 25 milliards d’allègements de cotisations non reversés pour les salaires ou la modernisation de l’outil de travail.

Elu (e) s du conseil régional de Picardie  Nous réitérons notre solidarité   active  aux  salariés de Goodyear  et à leur famille. 

                                                                 Groupe Communiste et Progressiste

                                                                             Du Conseil régional de Picardie

 

 

Contact: Tel: 03.22.97.16.29-Fax: 03.22.97.16.32-Mel: http://www.communiste-cr-picardie.fr

14% des assurés déclarent renoncer à des soins pour des raisons financières. Et c’est d’abord sur l’optique que portent ces renoncements.

La vue n’est pas un enjeu de santé mineur 25% des enfants présentent
un trouble visuel en classe primaire.

Les dépenses d’optique concernent jusqu’à présent 130 millions d’euros,
soit 0,1% des dépenses de l’assurance-maladie.

Environ 350.000 hectares de terres agricoles,

essentiellement en Amérique latine, sont employés à la culture du soja destiné à la nourriture du cheptel des pays européens alors que près d’un quart de la population de ces pays souffre de malnutrition chronique.

3,5 millions de personnes sont allocataires de minima sociaux, mais 6 millions de personnes au total en vivent... c’est le constat de l’observatoire des inégalités.

L’Observatoire publie un tableau sur l’évolution du nombre de rmistes.

- De décembre 1990 à décembre 2005 (son point le plus haut), le nombre de titulaires du Revenu minimum d’insertion (RMI) a plus que doublé, passant de 500 000 à 1,26 million (DOM compris).

- Au cours de la période, seule la forte reprise économique de 1997-2001 est parvenue à faire légèrement diminuer ce nombre.

- De 2002 à 2005, on a assisté à une nouvelle montée.

- L’amélioration récente du marché du travail et la baisse des demandeurs d’emploi ont conduit à une stagnation du nombre de rmistes en 2006. En revanche, leur nombre a nettement diminué au cours de l’année 2007, - 8 %, soit près de 105 000 rmistes de moins entre décembre 2006 et décembre 2007.

Montant maximum du RMI au 1/01/2008 : 448 € pour une personne seule sans enfants, 672 € pour un couple sans enfants, 941 € pour un couple avec deux enfants.

| Voir : le site de l’Observatoire des inégalités |

31,5 % de salariés en CDD

étaient à temps partiel

en 2005,

Si 40,6 % des femmes salariées en CDD sont à temps partiel,

c’est également le cas de 18,7 % de leurs homologues masculins dans la même situation.

Source : rapport du CES (Comité Economique et Social)
Le travail à temps partiel et le Contrat à durée déterminée (CDD) vont souvent de pair.
+ 66% sur le beurre
+137% pour le fromage ,
+85% la baguette
c’est l’augmentations des prix relevée par l’INDECOSA CGT en 6 ans.
16 %
C’est le taux de pauvreté chez les plus de 65 ans
 
alors qu’il était de 14% en 2004


De l’Argent, en France, il y en a. Et beaucoup. Mais où passe-t-il ? Comment expliquer que notre pays n’a jamais été aussi riche alors que les Français, dans leur grande majorité, ont de sérieux problèmes de pouvoir d’achat. Comment comprendre, alors qu’on n’a jamais autant travaillé et produit, qu’on nous répète : « les caisses sont vides » ?
On nous ment.

Les gens le sentent. L’argent existe dans ce pays et les communistes ont décidé d’organiser une campagne de vérité sur tous ces possibles ( salaires, logement, éducation) qui se ferment tant ces richesses sont concentrées et utilisées à l’opposé de toutes les attentes.

Dire la vérité sur l’Argent, c’est montrer d’abord comment ces richesses sont accaparées. Les grandes fortunes prospèrent. Les 500 plus grandes fortunes professionnelles pèsent 280 milliards d’euros. Les principaux groupes génèrent des bénéfices colossaux, comme Total (13 milliards d’euros en 2007). Des pactoles qui terminent pour l’essentiel dans les poches des actionnaires. Certains s’enrichissent sans compter. Dernièrement, la presse révélait que les dirigeants du CAC 40 « avaient vu leur rémunération bondir de 40% »...

Les grands patrons français sont désormais les mieux payés des patrons européens. Sans doute pensent-ils qu’ils valent des centaines de fois plus qu’un de leurs salariés, qu’un homme ou une femme « ordinaire ».

Sarkozy, qui s’y connaît en auto-augmentation (+140%...), ou Mme Parisot du MEDEF jugent légitime ces très hautes rémunérations car liées, selon eux, au mérite, à la performance. Ce qui n’est même pas le cas. Et de quelles performances s’agirait-il ? Servent-elles le bien public ? Le progrès social, les régions, le pays ? Non et chacun le sait. Ces performances-là servent les dividendes, la seule rentabilité financière, au prix de plans sociaux, de délocalisations, des villes sacrifiées quand l’occasion se présente de gagner encore plus. Ce sont les mêmes qui d’un côté donnent des leçons, refusent les augmentations de salaires, veulent toujours plus de flexibilité, prétendent casser l’âge de la retraite et qui, de l’autre, se protègent avec des parachutes dorés, se servent à la louche, s’auto-justifient.

Dire la vérité sur l’argent, c’est exiger que ces sommes soient utilisées autrement, soient rendues utiles. C’est démontrer que les salaires ne sont pas les ennemis de l’emploi et de la relance de notre industrie, bien au contraire. Travailler plus, les salariés français le font déjà. Ils sont les premiers au hit-parade européen de la productivité horaire. Gagner plus, ils le réclament désormais de plus en plus fort, eux qui gagnent à peine le SMIC ou moins de 1400 euros comme c’est le cas de la moitié des salariés du pays.

Neuf mois après l’élection de celui qui osait se présenter comme le « président du pouvoir d’achat », les mêmes font une amère expérience : les seules mesures prises après le renouvellement d’une majorité de droite à l’Assemblée furent prises au profit des plus riches de ce pays. Les salariés au pouvoir d’achat étranglé par les bas salaires n’ont le droit à rien ou pire, pour certains d’entre eux, qu’à la fermeture de leur usine. S’il est une « rupture » à opérer, c’est bien celle-là : alors que depuis plus de vingt ans les richesses produites explosent, la part des salaires elle a regressé.

Il est temps de redresser la barre. Le fait nouveau de ce début d’année est qu’il faut compter avec la voix des salariés du privé qui commence à s’élever et trouve désormais un écho national.

Dire la vérité sur l’argent, c’est faire la preuve que notre économie n’a pas besoin de plus de précarité et de flexibilité mais bien au contraire de qualifications, de droits ; c’est mettre l’accent sur la question des retraites et de leur financement ; c’est faire tomber les masques de nos élites prêtes à tuer notre protection sociale pour la confier aux assurances privées ; c’est parler des investissements possibles pour l’emploi et la formation ; c’est opposer au projet de contrat de travail unique du gouvernement la promesse d’une maîtrise par les salariés de leur travail et de leur carrière ; c’est prendre à bras-le-corps les inégalités professionnelles et les temps partiels imposées aux femmes.

Telle est la bataille de grande ampleur que les communistes engagent avec la campagne : « La Bourse ou la vie ; rendons l’argent utile ». Ils entendent bien mettre les pieds dans le plat sur cette question décisive et du même coup poser en grand les questions politiques : celles du rassemblement, celles de la gauche, une gauche qui lutte et construit, une gauche qui veut l’intervention des salariés dans les gestions des entreprises, la taxation des revenus financiers, une politique du crédit favorisant l’emploi et non la finance ; celles de la place du PCF dans la vie nationale. La question de l’argent, des salaires fait irruption dans le débat public. Menons le partout dans le pays, jusqu’au plus petit des cantons et dans chaque commune
Suez : bénéfice 2007 en hausse de 8,8 %, à 3,924 milliards d’€
 

Le groupe énergétique français, qui doit fusionner d’ici fin juin avec Gaz de France, a dégagé en 2007 un bénéfice net record, en hausse de 8,8 %, à 3,924 mds d’euros, et un résultat brut d’exploitation en hausse de 12,4 %, à 7,9 mds d’euros.

Son CA en 2007, déjà publié, est en hausse de 7,2 %, à 47,475 mds d’euros , grâce à toutes ses activités notamment européennes.

En janvier 2008, le montant des franchises – à charge des malades – sur les médicaments a représenté 69 millions d’euros.
Ce chiffre comprend le remboursements de soins faits en décembre (et donc non soumis à ces franchises) et remboursés en janvier.

Les sommes prélevées sur les patients à travers les franchises seront donc à terme bien plus importantes.

Dans ses chiffres de dépenses, la Cnam annonce que les remboursements de la Sécu ont progressé de 3,8 % sur un an.

Au mois de janvier 2008, les soins de ville ont progressé de 1 % sur janvier 2007.
+ 40%
d’augmentation des salaires en 2007, en France
 
pour trois dirigeants sur quatre
 
Selon le journal La Tribune
 
"Les patrons des plus importants groupes du CAC 40
 
ont reçu chacun en valeur médiane
 
6,175 millions...

A quoi doit servir l’argent des collectivités publiques locales (communes, départements, régions) ? A aider la croissance des profits et des gâchis financiers des grands groupes, des marges bancaires, de la spéculation ? Ou bien, moyennant une intervention très accrue des salariés et des citoyens sur son utilisation, avec leurs élus, à mieux répondre aux besoins sociaux et culturels de développement sur tous les territoires en coopération ?

Ces collectivités ont dépensé au total 210 milliards d’euros en 2007. C’est l’équivalent d’un trimestre entier de consommation nationale des ménages en France !

Mais, si l’investissement progresse, une part croissante de cette dépense sert à essayer de corriger les dégâts sociaux engendrés par les choix financiers des groupes, notamment au niveau des départements avec, entre autres, le RMI et le RMA.

Les grandes sociétés exercent un chantage ignoble sur les élus en les menaçant de délocaliser, de supprimer des emplois ou de ne pas en créer. Ils obtiennent alors des exonérations massives de taxe professionnelle, le seul impôt responsabilisant les entreprises sur les territoires, des aides directes et indirectes croissantes. Le tout, sans aucune obligation chiffrée et contrôlable en matière d’emplois, de formation, de progrès, pour les salariés et les populations, des richesses réelles produites.

Les collectivités sont mises violemment en concurrence pour les obliger à accorder ces avantages qui accentuent, en réalité, l’irresponsabilité sociale, territoriale et environnementale des grandes entreprises déjà si encouragée par les baisses de cotisations sociales patronales.

Simultanément, au nom de la « compétitivité » nationale, des réformes réactionnaires successives de la taxe professionnelle ont conduit à faire reculer son poids dans les recettes d’impôt direct des collectivités avec, en contrepoint, une augmentation de la pression sur les familles. C’est la « double peine » pour les collectivités locales !

Ainsi, si en 2002 le produit voté de taxe professionnelle représentait 44,7% du produit total des impôts directs locaux, il n’en représentait plus que 43,9% en 2006. Simultanément, la compensation accordée par l’Etat aux collectivités amenées à accorder des exonérations de T.P. aux entreprises est passée d’un montant égal à 48,6% des recettes totales de T.P. en 2002 à 40% seulement en 2006.

En plus, l’Etat se décharge massivement de ses responsabilités sur leur dos, au nom de la « décentralisation ». Mais c’est, en fait, pour pouvoir mieux se plier aux exigences des marchés financiers et aux injonctions de la BCE et de Bruxelles avec le pacte de stabilité. De plus, ces « transferts de compétences », ne s’accompagnent nullement d’un transfert de ressources suffisantes et suffisamment dynamiques. Et une grande part de ces ressources provient d’impôts indirects grevant la consommation des familles populaires comme la TIPP sur les carburants.

Au total, et malgré des hausses d’impôts directs sur les familles, les dépenses augmentent plus vite que les recettes, creusant les déficits : 17,61 milliards d’euros en 2007 contre 16,26 milliards d’euros en 2006 (+8,3%) et 15,10 milliards d’euros en 2005 (+7,7%).

Du coup, les collectivités sont amenées emprunter de plus en plus aux banques et sur les marchés financiers. En 2007, cela leur a coûté pour plus de 4,2 milliards d’euros en charges d’intérêt, contre 3,86 milliards d’euros en 2006 (+10%) et 3,56 milliards d’euros en 2005 (+8,4%).

Sous prétexte, alors, de les faire participer « à l’effort de désendettement public », Sarkozy et la droite ont décidé de limiter à la stricte hausse des prix prévue cette année (1,6% disent-ils !) la progression des dotations de l’Etat (dont l’importante dotation globale de fonctionnement). C’est la croissance zéro en volume !

Au total, il y a une véritable tentative d’étranglement des collectivités pour les obliger à :
  rationner les dépenses publiques sociales, malgré le saccage encouragé des territoires par les entreprises et les banques,
  se livrer une concurrence ravageuse afin d’attirer les entreprises
  se regrouper derrière une collectivité dominante dans des communautés urbaines ou d’agglomération, non pas tant pour coopérer au service du développement de toutes les populations, mais pour mieux aider l’écrémage des ressources humaines et financières sur les territoires par les groupes et leurs sous-traitants.

LES SALARIES ET LEURS FAMILLES ONT BESOIN D’ELUS COMMUNISTES POUR LES AIDER A INTERVENIR SUR L’UTILISATION DE L’ARGENT DANS NOS REGIONS. CEUX-CI AGIRONT AVEC VOUS POUR :

1) Imposer des moratoires sur les suppressions d’emplois, restructurations et délocalisations : Il s’agira d’obtenir des préfets qu’ils suspendent toutes ces opérations et permettent aux comités d’entreprises et délégués du personnel de faire valoir d’autres propositions, favorables à l’emploi et au progrès de qualifications, pour répondre aux éventuelles difficultés des entreprises en cause avec le soutien financier des banques via des Fonds régionaux.

2) Obtenir la création de Fonds régionaux de sécurisation de l’emploi et de la formation : A l’appui des luttes de terrain, il s’agira d’obtenir la création de « Fonds régionaux de sécurisation de l’emploi et de la formation », alimentés pour commencer, par une réorientation d’une partie des crédits d’action économique des Régions. Ce serait autant de bases pour un futur « Fonds national de sécurisation de l’emploi et de la formation ». Celui-ci permettrait de mettre un terme aux baisses de cotisations sociales patronales et mobiliserait l’argent qui leur est aujourd’hui alloué par l’Etat (27milliards d’euros en 2008) pour baisser de façon sélective le taux d’intérêt du crédit pour les investissements des entreprises : Plus ceux-ci programmeraient d’emplois et de formations et plus importante serait la part d’intérêt prise en charge par le Fonds. C’est une voie de lutte pour responsabiliser les banques et domestiquer leur pouvoir sur l’argent, au lieu de les laisser dilapider des ressources colossales dans la spéculation.

3) Faire se réunir des conférences financières régionales : A partir d’une évaluation citoyenne des besoins d’emploi et de formation, et pour résorber en pratique le chômage et la précarité dans chaque région, les élus communistes agiront avec vous pour obtenir la création de conférences chargées d’organiser la concertation de tous les acteurs (salariés et syndicats, citoyens et associations, élus, représentants des employeurs, pouvoirs publics) avec les institutions financières afin de concevoir les montages financiers nécessaires à la réalisation d’ objectifs chiffrés d’emplois et de formations.

4) Pour une réforme d’efficacité sociale de la taxe professionnelle : Elle pourrait devenir un véritable impôt assis sur les actifs matériels et financiers de l’entreprise ? Cela permettrait d’accroître l’efficacité du capital. A ce titre, nous proposons d’ introduire les actifs financiers des entreprises, banques, assurances, grande distribution, dans la base taxable, moyennant une mise à contribution de 0,5 % seulement. Il s’agit, non seulement d’accroître les recettes des collectivités territoriales, mais, surtout, de dissuader les investissements financiers et la spéculation et d’accroître le volume des ressources des entreprises allant à l’emploi, au développement des capacités humaines sur les territoires. Ainsi, serait accrue la part des richesses produites revenant aux salariés et aux populations, en même temps que serait accrue la production de richesses nouvelles dans les régions. Cela contribuerait à responsabiliser socialement et territorialement les entreprises.

5) Contrôler les aides publiques attribuées aux entreprises Plus de 1100 € par habitant, c’est l’estimation de la manne d’argent public dont bénéficient les entreprises chaque année sous forme d’exonérations fiscales et sociales ou de subventions. Ces 65 milliards d’euros qu’elles reçoivent des collectivités et de l’Etat : c’est plus que le budget de l’Education nationale ou que ce qu’elles versent au titre de la taxe professionnelle et des impôts sur les bénéfices. Depuis que la droite a abrogé, en 2002, la loi d’initiative communiste organisant leur contrôle et l’évaluation de leur efficacité, le patronat n’a plus de comptes à rendre : ni aux salariés qu’il refuse d’informer et empêche d’intervenir sur son utilisation, ni aux populations et à leurs élus. C’est pourquoi les candidats communistes proposent de mettre en place des instances démocratiques de proximité visant à contrôler et évaluer l’efficacité réelle de l’utilisation de ces fonds pour la sécurisation et la promotion de l’emploi et de la formation. Des représentants des salariés et des populations y siègeraient. Les salariés pourraient les saisir en cas d’irresponsabilité sociale de leur entreprise. Elles disposeraient aussi de pouvoirs pour geler, voire faire rembourser, les aides publiques dès lors que les engagements pris ne seraient pas tenues.

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