Voici le texte de mon intervention de ce
vendredi :
Je tiens tout d’abord à vous demander de bien
vouloir excuser le président du Conseil Régional de Picardie, Claude Gewerc, et le Vice Président en charge de la culture, mon ami Alain Reuter qui sont retenus par ailleurs dans le cadre du
lancement de l’opération majeur pour la région Picardie qu’est « Invitations d’artistes »
Ensuite me féliciter de voir enfin ce cinéma
rénové. Cette vielle bâtisse date de 1905, et elle fut construite sur l’emplacement probable du terrain de tir des arquebusiers de Ham. Longtemps théâtre, et même hôpital de campagne pendant le
premier conflit, elle a fait le bonheur de la troupe de théâtre de Ham dans laquelle plusieurs générations de hamois on pu exprimer leur talent.
C’est sous le mandat de Michel Rigaux, maire
de Ham et de son adjoint Alain Portebled que la salle fut une première fois rénovée en 1974 pour être confiée dans en premier temps à des gestionnaires privés puis à une association locale
Ciném’Ham portée par Luc Marissal et Alain Portebled.
Sans ces deux personnages, acteurs
infatigables de l’expression culturelle du pays hamois, nous ne serions pas ici ce jour.
Salle classée « Art et Essai »
pendant de nombreuses années, c’est grâce à une programmation judicieuse quelle a pu survivre malgré l’ouverture des nombreux complexes multisalles de Picardie.
Ouverte au monde scolaire, œuvrant donc pour
la réussite éducative bien avant l’heure, ouverte au monde associatif en décentralisant le Festival International d’Amiens, le Festival du Jeune Public de Saint Quentin (cher à Xavier Bertrand et
Pierre André), le Festival du film archéologique, elle démontre ainsi son dynamisme dans le pays hamois mais bien au-delà.
Je souhaite à la nouvelle équipe qui a pris la
direction de l’association de pouvoir renouer tout les contacts avec les partenaires pour poursuivre dans cette ligne d’ouverture culturelle sur le cinéma d’ici et d’ailleurs et j’engage son
président à travailler avec toutes les instances culturelles régionales que sont l’Atelier 142, l’ACAP ainsi que le comité d’expert sur le financement des films du Conseil Régional de Picardie,
instances dans lesquelles siégeait notre Ami Alain Portebled. Mais nous pouvons y ajouter le festival du film historique de Compiègne (cher à Philippe Marini), le festival international du film
de Beauvais (cher à Caroline Cayeux), le festival international du film animalier d’Albert (cher à Stéphane Demilly), les festivals Les yeux ouverts, Faire Court et Off Short.
Autant d’évènement cinématographique que le
Conseil Régional de Picardie aide depuis de nombreuses années sans faire de distinction sur les couleurs politiques des municipalités, contrairement à ce que peut dire une future sénatrice, maire
d’une grande ville de l’Oise.
Mais revenons sur cette salle rénovée, si
l’association donne vie à l’objet même du lieu, fait vivre les murs, il me semble important de pouvoir le faire dans les meilleures conditions.
Un investissement lourd pour une collectivité,
même si elle est aidée en cela par les partenaires que sont les collectivités territoriales, pour sa part le Conseil Régional de Picardie à financé l’AMO pour 12 375€ et la rénovation pour
204 204€, et je peux vous annoncer que la demande de subvention concernant la numérisation de la salle est dans les tuyaux, et si le dossier est complet, devrait être voté dans les
prochaines semaines. En effet notre collectivité à souhaité aider les petites salles (moins de 3 écrans) pour le passage au numérique, et là encore sur des critères objectifs que vous connaissez
bien mon cher collègue.
Enfin je tiens à saluer le geste technique de
l’architecte qui a réalisé un très bon travail, mais il n’en était pas à sa première salle puisque il me semble que la rénovation du cinéma de Thourotte, cinéma de mes premiers films, est aussi
son œuvre.
Que cette salle de cinéma puisse continuer à
diffuser largement les films que l’association aura choisit de programmer, quelle serve aussi au développement d’actions culturelles, pas seulement celles qui arrivent toute faites, mais aussi
celles qui pourraient se créer sur place en favorisant des résidences d’artistes en ces lieux, celles qui pourraient être le travail des acteurs culturels locaux qui œuvrent pour la création
culturelle depuis de nombreuses années tant sur le plan scolaire qu’associatif. Enfin, j’ai un rêve, que ce lieu puisse dès l’an prochain s’inscrire
dans la démarche culturelle de la 8e édition d’« Invitations d’artistes »
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