Le Président de la République est en campagne électorale permanente. Il n’est pas avare en références progressistes et en promesses. Mais au fur et à mesure de son intervention, le masque est rapidement tombé.
Il décide de continuer et d’amplifier sa politique qui n’a comme objectif que de rendre la concurrence libre et non faussée. Les résultats nous les connaissons, c’est la crise du système capitaliste et les difficultés de vie pour le plus grand nombre. Pourtant dans ce contexte, il maintient ses propos contre les collectivités locales trop dispendieuses à ses yeux et « leur demande un effort ». Il ajoute « on ne peut pas laisser seul l’Etat, l’effort doit être partagé ».
C’est du mépris pour tous les élus engagés dans leur territoire au plus près des habitants et qui se mobilisent pour maintenir les services publics locaux, véritables outils de solidarité efficaces pour combattre les inégalités sociales et territoriales. Il persiste et signe sur la suppression de la taxe professionnelle, en précisant qu’il faut « repenser notre système de fiscalités locales »… et il nous ressort sa fameuse taxe carbone !
Cela résume toute sa philosophie : reporter sur les habitants tous les efforts d’imposition en exonérant les lieux de création de richesses que sont les entreprises, en exonérant les plus gros contribuables.
Nous sommes là bien loin des idéaux du Conseil National de la Résistance auquel il a fait référence au début de son intervention.
Plus que jamais, l’urgence est de proposer des réponses neuves et progressistes, de les élaborer avec les acteurs sociaux et politiques, avec les habitants, l’ensemble des élus. Pour cela, il faudra utiliser autrement les immenses richesses financières produites et les mettre effectivement au service de la suppression des inégalités.


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